Comment fissurer la chape fonctionnaliste qui pèse sur la perception de la nature même de l'architecture contemporaine, tel est l'objet de cet essai de l'architecte et anthropologue Jean-Paul Loubes, qui s'inspire ici de deux formes « sauvages » de l'architecture : l'habitat dit « informel » (le bidonville) et « la figure de la cabane ». Car L'habiter a été réduit à la satisfaction d'une série de fonctions basiques : s'abriter, se nourrir, travailler et se reproduire. Dès lors, le champ du grand travail consiste à recharger L'habiter des dimensions anthropologiques, symboliques, culturelles et écologiques qui l'ont déserté.