Qui donc est cet américain venant du mexique, appréhendé à la frontière suisse et soupçonné de voyager sous un nom d'emprunt ? ne serait-il pas le sculpteur anatol stiller, ancien combattant des brigades internationales, disparu de zurich depuis six ans ? pourtant le héros de max frisch répétera « je ne suis pas stiller » aussi longtemps que durera sa détention... pourquoi ce refus d'être celui que reconnaissent sa femme, ses amis, la maîtresse qu'il a aimée ? dans ce roman majeur, max frisch analyse le désir perpétuel de tout être humain de s'évader de soi-même ; la difficulté à se voir tel qu'on a été créé ; l'incapacité à accepter les autres tels qu'ils sont. préface d'olivier mannoni postface de michel tournier