Comment « soigner le sourd » peut-il à ce point coïncider avec faire taire ses mains ? Comment les discours et les praxis tentent de se justifier, de se donner bonne conscience ? Comment en restant au plus près des stratégies, des dispositifs, des « techniques de soin et de traitement », des « méthodes d'éducation », des « suivis, guidances et accompagnements parentaux », se produit ici cette surdité au sujet ? Comment à travers une étude détaillée surgit ce qui affecte bien d'autres domaines et produit des enfants malades à traiter, des « dysfonctionnels » à rééduquer, des « prédélinquants » à corriger, faute de penser la passion sanitaire qui trame notre modernité ?