Discussion ping-pong entre l'artiste (photographe et peintre) Jacques Guyomar et la poétesse Édith Azam : tandis que Jacques Guyomar nous donne à voir des clichés de serres abandonnées (structures métalliques rouillées et tordues habillées de lambeaux de bâches plastiques translucides, de fragments de vitres brisées et fêlées et de branches, herbes et autres végétaux sauvages...), Édith Azam utilise le matériau de ces images pour construire et continuer une dérive poétique sur l'écriture même. Et ces textes, à leur tour, offrent au lecteur les matériaux sémantiques et métaphoriques pour pouvoir construire une parole pouvant « parler » de ces images. Ici, les installations épurées des serres se mêlent à l'architecture textuelle de cette prose poétique pour nous offrir cette magnifique rencontre où les deux artistes se lisent et se répondent.