Ce lundi 10 septembre 2001, il fait beau à new york. ari fliakos, pasteur de l'église du christ repentant, quitte la chapelle st jean chrysostome située au deuxième sous-sol de world trade center i, à peine troublé par le dernier appel téléphonique d'une de ces âmes égarées qu'il s'efforce, à distance, de remettre dans le droit chemin. et pourtant. après avoir prononcé des paroles dans une langue incompréhensible, angela wayne, croyante en perdition, a débité une liste de 2985 noms parmi lesquels ari fliakos n'en a reconnu qu'un seul : le sien.
Le pasteur n'entendra plus jamais parler d'angela wayne. le lendemain, mardi 11 septembre 2001, peu après avoir repris sa veille spirituelle et solidaire à la chapelle st jean chrysostome, la tour wtc i l'engloutit dans sa chute.
Trois ans plus tard, les agents pills et grossmann, brillants éléments de la cellule etude et surveillance 9/11 formée après les attentats afin de centraliser et d'analyser toutes les données connexes aux activités des deux tours avant le drame, dénichent un document audio référencé 6996xdc-wtc1/9/10/01. sur cet enregistrement, la voix d'une femme énumère les 2985 noms des victimes des attentats du world trade center. une fêlée ? peut-être. mais andy grossman est certain d'une chose : l'appel a été passé la veille des attentats les plus meurtriers de l'histoire contemporaine.