Depuis des siècles, le roman occupe une place prépondérante dans la création littéraire.
Or, qu'y a-t-il de commun entre don quichotte, le rouge et le noir, les conquérants et le nouveau roman ? en quoi consiste la forme romanesque ? comment s'explique sa persistance ?
Abordant ces problèmes dans une perspective structuraliste, lucien goldmann montre, à travers l'analyse des romans de malraux et de robbe-grillet, qu'une méthode sociologique peut apporter une contribution essentielle à leur solution, et pose ainsi, après ses travaux sur la sociologie de la tragédie, les fondements d'une sociologie du roman.