Le premier poème de ce recueil fut composé durant la guerre, en Allemagne où l'auteur était prisonnier. C'est à la retraite seulement que Roger Teyssèdre a eu le loisir de taquiner à nouveau la muse. Les faits quotidiens, les objets usuels l'inspirent plus volontiers et gagnent sous sa plume une nouvelle douceur. Le charme de ce recueil tient beaucoup à cette approche fraîche et naturelle, inattendue presque, tant la simplicité nous est maintenant peu habituelle.