« Il est la véritable et dernière incarnation de ce qu'il y eut de meilleur dans la Renaissance.» En quelques mots, André Breton situait Piero di Cosimo, à sa juste place, parmi les plus grands.
Déjà, au siècle précédent, les romantiques avaient contribué à le tirer de l'oubli, sensibles à ce qu'ils percevaient d'étrange, de sauvage, de primitif derrière la rigueur du propos. Au-delà des sujets traités, mythologiques ou religieux, ils découvraient l'appel d'une grande aventure où l'homme participait à l'harmonie spatiale.
Notre époque est d'autant plus fascinée par ce peintre qu'elle trouve dans ses oeuvres un monde de symboles « empruntés à la nature, à la religion, au subconscient », qui appartient à tous les âges et s'adresse particulièrement à notre modernité.