Picabia était-il un imitateur obsessionnel de Nietzsche ? Quels rapports entretenait-il avec le romantisme allemand ? Peut-on comparer Picabia à Nietzsche et Suzanne Romain à Lou Von Salome ?
Picabia, qui pratique le « collage philosophique » depuis 1917, adresse à partir de 1944 des lettres d'amour à Suzanne Romain en détournant les poèmes et aphorismes de Nietzsche. Rassemblant une sélection de quarante-huit lettres inédites reproduites en fac-similé, mais aussi des dessins, des peintures, des photographies et divers documents, cet ouvrage met en lumière les rapports de l'artiste au philosophe au travers d'une recherche historique approfondie, partant d'une correspondance amoureuse pour développer un questionnement philosophique et esthétique sur l'art, en passant par Goethe, Schlegel, Hegel, Baudelaire.
Lettres de Francis Picabia à Suzanne Romain Introduction I - « L'amour pardonne à son objet même le désir » 1 - La Volonté de puissance Lettres 1 et 2 2 - Le Gai Savoir Lettres 3 à 37 3 - Ecce homo Lettres 38 à 48 II - Obsessions III - Le Gai Savoir, pourquoi j'écris de si bonnes lettres 1 - Une anti-méthode 2 - Travestissements et transferts poétiques 3 - La bibliothèque de Francis Picabia IV - Retours 1 - Les derniers textes sur l'art 2 - Un jeu de rôles Conclusion : Picabia et le vieux moderne Expositions de Francis Picabia (1945- 1953) Recueils de poèmes et d'aphorismes de Francis Picabia Rréférences bibliographiques Liste des illustrations