Il est des hommes qui vivent placidement, bien trop tranquillement, douillettement ; d'autres qui sont comme animés par l'enthousiasme, le désir d'avancer, une force toujours vive, une certaine frénésie. Jean-François Cauvin est de ceux-là et nous en donne la preuve avec cette autobiographie transportée, qui laisse entendre, chez lui, une urgence de vivre. Un désir d'embrasser complètement l'existence, avec ce qu'elle a de bon et de douloureux, avec ce qu'elle comporte de défis et de ruptures, avec ses hauts et ses bas. Pas de temps mort dans l'existence de Jean-François Cauvin, mais bel et bien une sorte de débordement perpétuel, et ce, dès le sortir de l'enfance, l'expérience algérienne et l'entrée dans une vie active trépidante. Nulle pause ou monotonie au sein de ce récit intime qui rend compte, avec éclat, sur un tempo appuyé, des aventures heureuses ou plus tristes, d'une vie abordée sans regrets, amertume ou cynisme.