Le monopole de la défense et de la violence doit-il rester étatique? L'Etat n'est-il pas conduit, faute de moyens financiers, à consentir des réductions ou des partages de ses compétences? L'externalisation, c'est-à-dire le recours à un tiers privé pour prendre en charge tout ou partie du soutien logistique, ne peut être réduite à un mode d'organisation ou à une forme de gestion de la dépense publique. Elle pose la question cruciale de la ligne rouge à ne pas dépasser. La réflexion sur l'externalisation est indissociable de celle relative au coeur de métier militaire, lequel ne peut se réduire à la seule fonction de combattant. Jusqu'où peut-on aller dans le démembrement de la fonction logistique sans altérer les capacités opérationnelles des forces? Que nous apprennent les sociétés militaires privées ?