La différence physique qu'observe une fillette entre elle et sa maman, lui permet d'aborder ses questions concernant sa mère biologique. L'intimité du moment (la toilette) est propice à un échange sans angoisse. L'enfant dont sa mère prend soin, peut ainsi vérifier que sa maman accepte ses questions et y répond sans gène aucune.
La maman et l'enfant peuvent ainsi parler de l'abandon et imaginer ensemble ce qu'a pu vivre la mère biologique de Sheffali, ce qui permet à l'enfant de ne pas avoir le sentiment d'avoir été rejetée par « Mama Rajata », mais d'avoir été bien investie par elle et confiée à la maison des enfants pour qu'on lui trouve des parents, puisqu'elle ne pouvait pas la garder.
Sheffali entend encore le récit de sa rencontre avec sa maman et son papa, leur bonheur de l'avoir comme enfant. Ainsi un lien positif est fait entre la mère biologique, « maman de ventre » et la maman, « maman de coeur ».
À la fin des vacances, au moment de la séparation d'avec ses petits amis et des lieux dans lesquels elle s'est tant amusée, Sheffali pense à nouveau à sa mère biologique et demande à pouvoir lui donner des nouvelles. Sa maman accueille cette demande avec affection et lui propose une très jolie métaphore : Sheffali écrira une lettre qu'elle mettront dans une bouteille pour la jeter à la mer. La mère de Sheffali sait qu'il n'est pas possible de le faire dans la réalité, mais il semble que ce que veut Sheffali n'est pas de cet ordre-là. Ce qu'elle veut c'est signifier qu'elle n'oublie pas, et que cette maman de ventre existe bien autant pour elle que pour ses parents.