Bien que la thèse freudienne selon laquelle le délire constitue une tentative de guérison ne soit pas ignorée, la conviction presque unanime reste que le délire doit être contrecarré, réduit, jugulé. À l'encontre de cette approche, ce qui est proposé ici constitue un plaidoyer pour un respect et un accueil du travail subjectif à l'oeuvre dans le délire, ainsi que de rendre intelligible l'intuition de Lacan d'une « échelle des délires ». L'éthique de la psychanalyse doit non seulement inciter à respecter les complexes productions défensives du paraphrène, issues d'une longue et difficile élaboration, mais elle doit surtout ouvrir la possibilité d'accueillir le délire dans le cadre de la cure.
La notion de délire Qu'est-ce qu'un délire ?
Quelle est la structure du délire?
La contribution de Freud à l'étude du délire Délire psychotique n'est pas délirium névrotique Échelle du délire et forclusion du nom du père Approche générale de la périodisation du délire Délocalisation de la jouissance et perplexité angoissée Tentatives de significantisation de la jouissance délocalisée Identification de la jouissance dans l'Autre Le consentement réglé à la jouissance de l'Autre Thérapier le délire ?