Malgré les efforts pour améliorer la sécurité dans l'industrie, la survenue d'une catastrophe n'est jamais à exclure : en témoigne l'explosion de l'usine chimique AZF à Toulouse en 2001. Ce travail interroge les enjeux du concept de sécurité effective, c'est-à-dire la manière dont les sujets passent d'une sécurité figée par des règles à une sécurité en action, au travers d'une transformation des règles formelles en obligations partagées que chacun s'engage à suivre ; l'engagement, l'appropriation, la compréhension et la coordination par les savoirs forment un ensemble de règles sociales inventées et mobilisées pour « agir en sécurité ». La démarche proposée ici s'inscrit volontairement en marge d'une scène judiciaire qui chercherait à décrypter les causes d'une catastrophe, pour se recentrer sur la scène organisationnelle visant à expliquer ce qu'est le travail d'organisation de la sécurité.
Préface. - Se séparer des activités potentiellement dangereuses : un autre risque ?.
Introduction.
Chapitre premier. - Travail et sécurité.
L'attachement à l'entreprise.
Le rapport au travail et risques.
Sécurité et relations de pouvoir.
Chapitre II. - L'engagement contrôlé dans la sécurité.
Expérimentation et régulations parallèles.
Généralisation : régulation conflictuelle.
Relance et régulations contractuelles.
Chapitre III. - L'apprentissage des règles de sécurité.
L'appropriation des règles par les usages.
Conception et apprentissage collectif.
Chapitre IV. - Comprendre sans punir.
La gestion partagée des accidents du travail.
Les raisons de l'incident Chapitre V. - Écrire la sécurité pour se coordonner.
La lente montée des écrits d'organisation.
Écrire la sécurité : prescrire, décrire, inscrire.
La règle d'écriture pour se coordonner.
Chapitre VI. - Vers la sécurité négociée ?.
La sécurité est dans l'activité professionnelle de chacun.
Une production de règles.
L'appropriation des règles.
Mobilisation et engagement.
La sécurité est négociée.
Bibliographie.