A 60 ans, les fées se transforment en sorcières, dit-on. Ca suffit ! Ce n´est pas parce qu´on entre en sexagénat qu´il faut se laisser mettre en quarantaire. Après le nouveau monde et le nouvel âge, le vin nouveau et les patates nouvelles, les "nouvelles vieilles" sont arrivées ! Elles n´ont rien à voir avec les anciennes. Elles ont faim et soif ... de beauté, de vérité, de volupté !
L´auteur revendique le droit d´être belle. Non pas belle d´une fausse jeunesse, mais belle d´origine : le corps parsemé de lignes de vies, le visage éclairé de plissures d´étoiles, la chair qui ne demande qu´à vivre ... Elle déconstruit les diktats de la beauté, puis décortique l´engouement et la dérive de la chirurgie esthétique, sans complaisance ni frilosité. Elle appelle "visages autistes" ces figures que les interventions esthétiques ont vidé de toute résonance émotionnelle.
Parce que le langage a du retard sur les réalités et sur l´évolution, elle propose l´"adultescence" pour désigner la période suivant la cinquantaine. De la même façon qu´on a inventé l´adolescence pour témoigner d´une réalité, il nous faut ajuster les structures langagières et sociales à la nouvelle longévité.
Écrit sur un ton intimiste et avec la plume réjouisante qu´on connaît à Jocelyne Robert, ce livre-miroir est destiné d´abord aux "baby-boomeuses" et aux hommes qui les aiment. Avec sensibilité et audace, l´auteur pose, sans faux-fuyant, les questions de son rapport au corps, à l´érotisme et à la beauté.