La présente analyse postule qu´au départ de la réalité africaine en général - et ivoirienne en particulier - réside un imaginaire de la violence brute comme pratique discursive remplissant fonction de socialisation politique. Ce qui tient lieu de corpus politique ivoirien de ces deux dernières décennies en est l´incarnation la plus achevée, telle qu´elle représente la vie africaine confondue à la mort, sous le bruit des chaînes, des bris, des larmes et des ruisseaux de sang, transgressant la frontière normative entre le vrai et le faux, le réel et la fiction.