La permanence d'un paysage jetant un défi au tumulte des temps, nous assistons au face-à-face sans nostalgie d'un voyageur momentanément de retour et de l'enfant qu'il était et qui éprouvait ici-même son aire de jeu aussi bien que de respiration.
C'est sous la forme d'un itinéraire que le narrateur offre à celle qui l'accompagne le parfum de son pays natal, faute d'un lieu fixe où recevoir, étroitement mêlés, les effluves d'hier et d'aujourd'hui. Plus largement, il tend au lecteur un bouquet composé des bribes de son enfance, de l'incertitude de ses pas d'adulte et de l'ample rumeur qui à tout moment se fait et défait dans ce coin de Berry enchanté qui est aussi celui de George Sand et qu'il retrouve, indemne et transitoire, au coeur de sa langue.