Il est rare qu'une oeuvre soit à ce point attirante.
Louis-Paul Guigues, chez qui le caractère irréductible autant que la discrétion, voire un certain goût du retrait, ont pesé, a proposé une altière prose poétique vouée entièrement aux balbutiements d'une grâce promise. " Le vin de mouches " et " Brouillards " sont des récits métaphysiques, " Oriane " et " Liankalina " composent avant tout des fables romantiques ; mais ici comme là le quotidien s'efface devant la pureté à atteindre.
C'est alors le recours à des intrigues subtiles, parfaitement agencées, avec pour seule visée l'étincellement grandiose de paysages oniriques.