Oskar écrit. Partout, sur du papier, des morceaux d'écorce, sa chair, avec de l'encre, du sang, du thé refroidi, dans l'air avec son doigt quand les accessoires lui font défaut. Oskar écrit et le monde est moins terrifiant. Les voix du jeune garçon, de son père qui, pour en faire un homme, choisit de le jeter dans un monde de confusion et de violence, de Marie Hunsaker, la jeune Blanche adoptée par les Indiens qui ont massacré sa famille, se croisent pour nous plonger dans la folie et la fureur de la guerre. Douglas Glover éclaire d'un jour nouveau une période décisive de l'histoire américaine - l'affrontement, au XIXe siècle, entre loyalistes et insurgés - à sa manière subtile, drôle et cruelle.