Philippe Muray avait imaginé son vade-mecum : « En 1991, peu après avoir écrit LoeEmpire du Bien, j'ai entrepris de composer, à mes heures perdues, ce bref "dictionnaire" intime où je voulais rassembler et confronter quelques notions qui m'étaient chères, certains de mes concepts préférés, et même deux ou trois néologismes qui sont le fruit des cogitations de ma vie. On trouvera aussi, dans ce dictionnaire, l'esquisse de quelques figures qui me tiennent à coeur (Jouvet, par exemple), mais auxquelles je n'ai jamais trouvé l'occasion de rendre hommage ailleurs. Le titre que je donne à cet ensemble est un hommage au Dictionnaire philosophique de Voltaire, surnommé Le Portatif par ses lecteurs (octobre 1997).»
On trouvera une bonne cinquantaine d'entrées, à la longueur fort variable, selon leur état d'avancement de leur écriture par Philippe Muray. Le dictionnaire est publié en l'état dans lequel l'a laissé l'écrivain. Inachevé, mais éloquent, il est un formidable document sur l'élaboration et l'évolution de sa pensée. En annexe, seront publiés quelques extraits tirés de son oeuvre ultérieure, dans lesquels il a donné un prolongement aux concepts et notions qu'il propose dans Le Portatif. «L'indispensable » ou « Le Muray portatif ».