Le noyau de toute chose, peut-être est-ce, au fond, depuis toujours et de livre en livre, ce que ne cesse de chercher Hubert Lucot, avec cette manière inimitable de considérer la réalité à la fois dans son espace et dans son temps, le plus objectivement possible, sous toutes ses coutures, mais aussi dans l'espace et le temps de l'auteur, profondément subjectifs, eux, et de ce fait, engagés.
Il y a là une tentative sans cesse reconduite d'atteindre à la coïncidence et à la simultanéité par le moyen d'une phrase qui sait à la fois enrober, envelopper, mais sait aussi rompre, casser, comme s'il s'agissait de pénétrer au coeur du monde et d'en exposer les éléments palpitants.