Les crises qui se succèdent depuis l'été 2007 ont révélé ou rendu plus visibles certaines évolutions du management. La gouvernance, la stratégie, l'organisation des entreprises se voient interpellées quant à leurs critères et à leurs méthodes.
Efficacité, efficience, rentabilité évidemment, mais aussi équité, impacts sociaux et écologiques, équilibre des pouvoirs, effets sur les démocraties, concernent désormais le management invité à rendre des comptes. Plus que jamais l'entreprise est « en société ». Au point que certains redoutent que les sociétés tout entières ne soient immergées dans une idéologie exclusivement managériale et entrepreneuriale assurant son emprise sur le monde.
C'est à prendre la mesure de certaines de ces mutations et ruptures dans les interactions entre le management et la société qu'est consacré cet ouvrage collectif.