Alain Madeleine-Perdrillat met son érudition au service dʼune peinture exposée au musée des beaux-arts dʼArras, un tableau de Laurent de La Hyre, La Mort des enfants de Béthel (1653). Le titre est incertain mais quʼimporte, car si la scène apparaît faussement édulcorée, cʼest que de La Hyre sʼest attaché à peindre une « impression poétique » de la mort, seule représentation possible de son caractère inéluctable et mystérieux. Alain Madeleine-Perdrillat exprime avec justesse son émotion devant ces ruines et ces corps sans vie qui, sʼils suggèrent la fuite du temps, conservent à jamais la mémoire des défunts.