Dédié à ses compagnons du Redoutable, cuirassé de guerre français croisant dans les mers de l'extrême Est, La Troisième Jeunesse de madame Prune est un merveilleux " badinage " de Pierre Loti sur le Japon, ses mousmés - Inamoto, " fleur énigmatique et jolie, au teint d'ambre roux, qui respire la santé, la jeunesse fraîche " -, ses bonzaï - " des nains vieillots qui se vendent très cher " - , ses gheishas - mademoiselle Pluie d'Avril, " qui s'avance, en souriant du coin de ses yeux bridés, indéfinissable et insexuée, un petit chat qui parle " - ses femmes - madame Prune, retrouvée quinze ans après (cf Madame Chrysanthème) et toujours accorte, " une nuque charmante, comme sortirait une fleur d'un bouquetier "... Mais c'est surtout un hymne étincelant au Japon, " indécis et comme chimérique, moitié gris perle et moitié rose, plus étrange, plus lointain, plus japonais que les peintures des éventails ou des porcelaines. Un Japon d'avant le soleil levé. "