Cet essai explore, à propos des émeutes de l'automne 2005, une hypothèse, celle du conte d'Andersen " Les habits neufs de l'empereur ".
Et si les émeutiers de novembre avaient montré que la République et son modèle, dont on nous vante les mérites à venir ou perdus, est aussi nue que l'empereur d'Andersen ? Ne serait-ce que pour avoir contraint la République à se regarder toute nue dans la glace, malgré les tailleurs habiles et escrocs qui continuent de vanter ses merveilleux habits, ces émeutiers prétendument " insignifiants " méritent notre respect et l'amnistie qui va à toute révolte qui fait avancer la société.
Car dans une démocratie inachevée, il faut défendre la société.