Pouvoir donner la mort implique de ne plus voir dans la victime un autre soi-même mais seulement un objet à supprimer pour servir des visées personnelles ou idéologiques. Or, si le criminel à l'échelle individuelle ou groupale peut prétendre ignorer l'énigme de son acte qui le dissocie de la solidarité humaine, c'est alors la société qui s'y trouve confrontée. Dans une absolue perplexité telle que la reflètent les médias, elle ne sait que multiplier les termes propres à la rejeter : « barbarie collective », « folie individuelle », autant de manières de répéter à l'infini la question sans se donner les moyens de répondre sur ce qui s'est effectivement passé et peut pourtant refaire surface à tout moment, en tous lieux et à toute époque. La psychanalyse apporte des éléments de compréhension sur la paralysie de la pensée liée à l'homicide, en vue de contribuer à le réintégrer dans une dimension qui permette de l'entendre, de le prévenir et de tenter de le soigner.
Introduction.
PREMIER AXE. - LA MORT COMME ACTE INDIVIDUEL.
Première partie. Des meurtres « impensables ».
Avant-propos.
Des pères tuent leurs fils.
Des mères tuent leurs enfants.
Des enfants tuent leurs parents.
Deuxième partie. L'impasse criminelle.
Avant-propos.
Tuer pour son identité.
Tuer pour exister.
Tuer pour l'emprise.
Troisième partie. L'incommunicabilité avec l'acte criminel.
Avant-propos.
Refoulement du fantasme originaire de meurtre.
L'incompréhension des motivations criminelles chez le sujet réputé normal.
L'aveu, une communication ?.
DEUXIÈME AXE. - LA MORT COMME ACTE COLLECTIF.
Première partie. Combattre.
Avant-propos.
La mort pour l'identité.
La mort pour survivre.
La mort glorieuse.
Deuxième partie. Massacrer.
Avant-propos.
L'espace supposé vital.
La revendication de la barbarie.
Tuer pour purifier.
Troisième partie. Le sens de la mort donnée.
Avant-propos.
Le recours à la violence.
La guerre pour quoi faire ?.
L'hypothèse du Mal comme cause.
Conclusion.