Ce livre n'est pas contre le cinéma. Il décortique les rouages d'un phénomène planétaire dont l'influence s'exerce sur tout un chacun. D'après Stéphane Zagdanski, cette gigantesque machine à illusion n'a jamais été pensée de façon critique. Il nous livre une réflexion se déployant de Platon jusqu'à Matrix , en passant par les frères Lumière, Godard et CNN. L'industrie cinématographique réduit le spectateur à une instance passive, médusée. Les cauchemars et les rêves que l'image suscite, s'incarnent en des corps modulables à merci par le Politique, l'Économique, l'Esthétique et
l'Idéologique. Serait-ce que cette machinerie de l'écran fait écran, que la toile voile nos vérités individuelles oe
La Mort dans l'oeil risque de déranger bien des routines d'exaltation réflexe. « Certes, on a le droit d'aduler ce qui vous manipule, mais qu'on n'espère pas être appelé d'un autre nom que celui d'esclave. »
Au commencement était le verbe. L'image aura-t-elle le mot de la fin oe