Après avoir longtemps laissé au seul monde associatif la lourde responsabilité de prémunir les citoyens contre les dérives sectaires, l'État s'est engagé depuis une douzaine d'années dans une action déterminée à la fois préventive et répressive, sous le contrôle et la responsabilité permanente du juge, gardien des libertés. Ce rapport formule douze préconisations en ce sens. En voici six d'entre elles :
- Doter la MILIVUDES d'une dimension décisionnelle et opérationnelle dans un nouveau cadre législatif ;
- Intégrer un module sur les " dérives sectaires " dans l'enseignement de la psychiatrie légale ;
- Créer au sein des pôles d'instruction économiques et financiers une spécialisation dans le domaine des flux litigieux d'origine sectaire ;
- Spécialiser deux juges aux affaires familiales par tribunal de grande instance pour les contentieux familiaux s'inscrivant dans un contexte sectaire et pouvant s'appuyer sur des enquêteurs sociaux spécifiquement formés ;
- Créer au sein de chaque conseil départemental de prévention de la délinquance un groupe de travail consacré spécifiquement aux dérives sectaires, auquel se joindraient les associations qualifiées ;
- Encourager la création d'un Observatoire européen sur les dérives sectaires et l'harmonisation des jurisprudences des États membres.