À partir d'une critique des deux réceptions - devenue canoniques - du romantisme allemand en France (Blanchot, Lacoue-Labarthe et Nancy) et en Allemagne (Frank), Augustin Dumont tente de reprendre à nouveau frais le problème romantique à l'aide d'une lecture croisée de Fichte et de Novalis, consacrée à l'articulation du langage, de l'aµ ectivité et de l'imagination transcendantale.
Sans renier l'infl uence de Kant, de Reinhold ou des mystiques renaissants, sans oublier la présence de Plotin, de Werner et de Leibniz, il était nécessaire de « traduire » la démarche de Novalis et de le ramener auprès du philosophe dont il a le plus fréquenté les textes.