Ce remarquable ouvrage de l'historien espagnol José Álvarez Junco étudie la formation de l'identité collective en Espagne, ses succès et ses limites, des origines de l'idée de nation espagnole au processus de construction du sentiment national proprement dit. Si les libéraux et les conservateurs vont s'affronter sur le sujet, ni les uns ni les autres ne mèneront à bien pour autant un travail de diffusion de l'identité nationale auprès de la population du pays. Quiconque s'intéresse à la question de la nation trouvera dans cet ouvrage essentiel aussi bien une analyse approfondie du cas espagnol que de nombreuses pistes de réflexion sur ce sujet.
Préface de Jean-François Botrel Les origines de l'identité moderne Le patriotisme ethnique Les conditionnements de l'héritage reçu La « Guerre d'Indépendance », un commencement prometteur La nationalisation de la culture Histoire nationale et « mémoire collective » Les arts et les sciences, à l'appui de la nation L'opinion conservatrice, entre religion et nation Catholicisme et espagnolisme dans l'Ancien Régime Le cauchemar fernandin Les deux Espagne La mobilisation nationale-catholique Succès et échecs dans le nationalisme espagnol du XIXe siècle Une identité en quête d'objectifs La « crise de pénétration » de l'État Vers le « désastre »