Dès le XVIe siècle, les ruines de Karnak fascinent les rares voyageurs qui s'aventurent alors en HauteÉgypte.
Jouant de leurs talents de dessinateurs ou d'écrivains, ces curieux subjugués par le site en font une foule de descriptions émerveillées.
En 1820, l'énigme de Karnak reste entière. Les nombreux croquis et relevés scientifiques des ingénieurs de l'Expédition de Bonaparte en 1799 n'ont pas levé le mystère de cet inextricable champ de ruines. Pour Champollion, le temple d'Amon-Rê, aujourd'hui visité par des millions de touristes n'est qu'un « immense palais ». Il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour que la véritable nature du lieu, alors voué aux pillages, soit définitivement reconnue.
Cet ouvrage savant, richement illustré, rassemble l'intégralité des documents disponibles sur le site de 1589 à 1820. Les passionnés d'égyptologie y trouveront l'ensemble des représentations et des descriptions du temple, commentées et analysées par l'un de ses meilleurs connaisseurs.