Ce document, paru en 1993, a été le premier témoignage sur le Camp de Rivesaltes (Pyrénées Orientales). D'abord camp militaire, il a été converti en 1941 en camp d'internés destiné à accueillir 18000 personnes, Juifs, Espagnols et Tsiganes. Il fut fermé en novembre 1942 après la déportation massive des Juifs.
Friedel Reiter y travaille jusqu'au jour de sa fermeture, auprès des enfants. Elle tient un journal presque quotidien, y décrit la vie au camp, les moments de bonheur et de désespoir. Elle tente d'écarter ses états d'âme pour agir, négocier, éviter le pire.
Ce document est un témoignage historique et humain à la mémoire de la déportation.