«Le journal psychanalytique d'une petite fille» fut écrit au début du siècle. Son titre d'origine est paradoxal : l'auteur, une jeune Viennoise qui le rédigea entre onze ans et quatorze ans et demi, n'avait eu à l'époque aucun contact, proche ou lointain, avec la psychanalyse.
Freud lut ce journal et s'y intéressa au point d'écrire une lettre-préface. «C'est un petit joyau», dit-il. Il y trouvait, outre les qualités propres à l'écriture, une illustration de ses vues sur la psychologie prépubertaire, sur les problèmes posés par l'approche de la sexualité adulte. La forme, le contexte des thèmes abordés, ont assurément changé ; le fond reste le même. C'est ce qui fait le double intérêt, à la fois historique et psychanalytique du journal.