« J'ai toujours trouvé dans la musique une échappatoire, la satisfaction de pouvoir m'isoler, recréer un monde personnel. Très tôt, je le faisais à travers la musique des autres. Enfant, j'étais naturellement plus réceptif aux romantiques : je jouais Chopin, Liszt, Brahms. Ensuite, j'ai écouté la musique de ma génération, celle que j'entendais à la radio, celle qui était dans l'air du temps. Elle correspondait à mon éveil, à la sensualité, à mes premières attirances envers les femmes ; elle était liée à la danse (.) J'ai découvert ainsi une autre forme d'adhésion à la vie qui n'était pas uniquement le fruit d'un apprentissage. C'était du plaisir pur ». A. C.Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales et amoureuses-, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin.), et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.