Ce qui frappe, lorsque l'on regarde les oeuvres de Martinet, est la minutie du dessin. Les plumes des oiseaux y sont retracées presque barbule par barbule. Quant aux couleurs, comme il était de règle au XVIIIe, elles ont été rajoutées à la main sur la gravure en noir et blanc (on ne connaissait pas de procédé d'impression polychrome). Elles ne correspondent pas toujours à la stricte réalité, mais cela s'explique par le fait que l'artiste n'avait guère de moyens pour conserver les spécimens qui lui avaient servi de modèle. Ce sont surtout pour certaines espèces exotiques, que Martinet n'avait pas toujours sous les yeux, que les nuances peuvent paraître fantaisistes, ce qui n'altère en rien leur caractère esthétique !