Les conciles ont toujours eu pour objet de définir, préciser ou réaffirmer la doctrine de la foi et de redresser ou réformer la discipline de l´Eglise. Le premier, connu sous le nom de « concile de Jérusalem », se tint en 49, soit une quinzaine d´années après la mort du Christ. A partir de ce moment, l´Eglise prit l´habitude de se réunir en conciles dont on distingue plusieurs genres : provincial, plénier ou national et oecuméniques (ou universel). Ce dernier type de concile, objet de ce livre, rassemble les évêques de l´oïkouménè (soit l´ensemble de la « terre habitée »). Son caractère universel fait qu´il peut imposer ses décisions à toute l´Eglise sous l´autorité souveraine du pape sans lequel il ne peut rien dans la mesure où c´est lui qui le convoque et ratifie ses décisions. L´histoire de l´Eglise est jalonnée de 21 conciles oecuméniques, depuis celui de Nicée I en 325 jusqu´à celui de Vatican II en 1962-1965. Chacun d´entre eux est ici raconté, l´accent étant mis sur la description du processus conciliaire : convocation, délibération, définition et promulgation. Passer au crible ces assemblées à vocation universelle permet de montrer comment le corpus doctrinal du christianisme s´est forgé au fil des siècles. C´est dire que l´histoire des conciles oecuméniques concerne aussi l´histoire de nos sociétés.