Trois phénomènes de grande ampleur marquent de façon significative l’affirmation de la société industrielle au XIXe et au début du XXe siècle : les musées techniques, les expositions universelles et les congrès internationaux. Expressions de la nouvelle synergie économique fondée sur l’idée du progrès, ces trois formats de mise en scène des techniques ont fortement contribué à l’essor des grandes industries et de l’urbanisme moderne, à l’émergence de nouvelles sciences de l’ingénieur, à la mise sur pied des formations spécialisées et à l’intensification des sociabilités professionnelles s’exerçant au delà des frontières. En revanche, les liens intrinsèques qui les unissent demeurent à ce jour des sujets peu défrichés. Le présent ouvrage tend à apporter sur ces questions quelques éclairages experts fondés sur les recherches récentes.