L'itinéraire d'Eugénio Zolli, grand rabbin de Trieste, puis de Rome pendant la Seconde Guerre mondiale, érudit, exégète et professeur à l'université de Padoue, est exemplaire.
A Rome, l'occupation nazie l'oblige à se cacher et à solliciter l'aide du Vatican pour sa communauté. Mais en 1944, le Christ lui apparait pour lui demander de le suivre. Alors âgé de 65 ans, Zolli donne sa démission, demande le baptême et devient catholiqiue. Pie XII lui ouvrira les portes de l'université grégorienne.
Sujet de controverse depuis sa mort en 1956, Zolli reste un modèle d'oecuménisme vrai entre juifs et chrétiens par son honnêteté et sa recherche de la vérité tout entière, tournée vers l'avènement d'un monde nouveau.