1981 : c'est l'élection présidentielle qui sera marquée par l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir ; c'est, dans la vie d'Éric Franceschi, son premier vote et sa première photographie politique. Depuis, l'actualité politique n'est jamais très loin : encore étudiant, il réalise un travail sur les élections municipales à Marseille (1983) et sur les Européennes (1984). À partir des années 1990 jusqu'à fin 2006, il travaille comme correspondant pour le journal Libération et photographie l'actualité des hommes politiques : municipales, législatives, référendums, meetings, universités d'été, visites présidentielles et ministérielles... Il s'attache à "croquer" l'homme politique, quel que soit le type d'apparition publique, en cherchant à cerner les contours du contact avec les citoyens-électeurs. Éric Franceschi, dans son approche photographique, marque son intérêt pour l'environnement immédiat et quotidien du représentant politique. Il a un souci du détail, qu'il soit - selon les circonstances - humoristique, cruel, personnel - qui éclaire l'homme politique, ouvrant à une meilleure connaissance et à une plus grande précision. Que ce soit par la magie d'un cadrage décalé ou d'une situation rendue poétique ou ironique, ses photographies, toujours sincères, se lisent et se relisent.