L idée que la science occupe une place majeure dans l édifice de nos savoirs n est pas nouvelle. Le terme grec épistèmè que l on traduit par « savoir » ou par « science » s oppose à la doxa, « l opinion », c est-à-dire à une connaissance qui n est pas assurée. Un savoir scientifique serait donc un savoir qui dit le vrai, exhibe les raisons qui lui permettent de l énoncer et se prête à la vérification. Mais peut-on se contenter de cette déclaration d intention ?