Peut-être maintenant une hâte de regagner l'année zéro, de laisser s'éclipser une humanité déjà étrangère qui poursuit son chemin, être absorbé par les paupières de la forêt, il est temps de rentrer dans ce monde et dans ce poème qui durent - c'est simple et lumineux. (...) La poésie elle-même aujourd'hui semble passée. Obsolète et muchée comme le picard et le château de Picquigny derrière les siècles, derrière ce siècle. Alors les clandestins se rencontrent et s'attachent l'un à l'autre.
Pierre Garnier.
«Quand Pierre Garnier écrit en picard, c'est un poète français, un poète allemand, un poète japonais (et encore d'autres ?!) qui écrivent en picard. Il écrit en picard comme un Japonais, un Allemand, un Français. Il fait entrer le picard dans la poésie allemande, japonaise, et combien d'autres (la spatialiste) - en fait, c'est la poésie universelle et l'universalité de la poésie qu'il introduit dans le picard, et de la sorte, il rend le picard universel, il le déprovincialise...» Ivar Ch'Vavar.