Un romancier a tous les droits... Moati joue donc avec la vérité et le mensonge, mêlant sa propre histoire, celle d'un petit orphelin juif, aux événements historiques qui ont marqué la fin du Protectorat français en Tunisie. Henry, qui deviendra Serge après la mort de son père, en est le narrateur et le héros. Ce drame personnel s'inscrit dans une époque où le comique le dispute au tragique. La France de la quatrième République abandonne la Tunisie et la livre à Bourguiba. Au Pays des vivants devient alors un chant d'adieu lyrique au peuple de Tunis.
Peu à peu, « Serge » se distingue de Henry, se dépouille de lui-même. C'est l'occasion d'un autoportrait sans complaisance.