Malgré les apparences, je suis complexe, à haut niveau, et la complexité des autres m'attire. Est-ce la raison pour laquelle l'essentiel de mes poèmes me semble une longue recherche de la limpidité toute nue depuis Que la transparence nous vienne (1975) jusqu'à cette demande insistante : Donne-moi de l'eau pure ? Le feu, celui qui purifie, n'est jamais loin non plus et
depuis plusieurs semaines et pour des mois encore, sans doute, me voici pris par Le buisson ardent, une suite de poèmes méditatifs et revigorants. J'écris pour mourir à moi et m'apparaître autrement. Sur ma table de travail, je relis souvent la réflexion de Valère Novarina : Il y a une naissance et une renaissance, un croisement d'amour, et un ressurgissement perpétuel dans
l'écriture. L'écriture est résurrectionnelle.