J.-P. a tout de suite su que Florence était faite pour « ça ». Florence a vite senti que sous le fouet et les coups, elle accédait enfin au plaisir. Puis Nathalie les a rejoints et, à la découverte des bonheurs sadomasochistes, se sont ajoutés ceux de l'homosexualité.
Pourquoi ces deux jeunes femmes aiment-elles leurs rôles de victimes ? Qu'est-ce qui fait qu'elles ne sont vivantes que lorsque leur peau est à vif ? De nombreuses réponses sont proposées. Souffrances enfouies qui se révèlent. Retour au cri déchirant de la naissance. Désir de se donner jusqu'à s'abstraire, jusqu'à se vider de ce que l'on refuse de soi. Dans tous les cas, chercher à se libérer. Le masochisme comme expérience quasi mystique. Comme thérapie. Si l'idée n'est pas si nouvelle, le roman mérite notre intérêt ; parce qu'il pose et repose cette question : que voulons-nous vraiment de l'autre lorsque nous l'aimons ?
Ce texte-événement, d'une puissance d'envoûtement inégalée, est un témoignage qui se situe au-delà de tout fantasme, dans une région où la violence des mots cherche à différer les impasses de la chair.