Venise est une ville galvaudée mais dont ne mesure pas la force d'attraction.
Ville aimant pour les artistes, écrivains, peintres, musiciens, intellectuels de tous poils; ville-musée pour les touristes du monde entier qui ne cessent de la traverser ; ville morte pour ses habitants qui la délaissent pour Mestre et le continent.
Réceptacle des fantasmes que nous inspirent son histoire et son passé, spectacle d'une cité insulaire à l'agonie et résistant à la modernité comme à la mort annoncée... Venise n'en finit pas de fasciner.
C'est par le biais résolument littéraire que Lucien D'Azay aborde la ville, sur laquelle on ne compte plus les livres parus, riche de tous les grands noms qui ont écrit sur elle et à travers elle, sous un angle érotique parfois (tout le monde connaît Casanova, mais depuis chacun essaie de suivre ses pas et d'entretenir la légende), cinématographique (tour à tour décor et personnage principal, Venise a fourni la matière des plus grands cinéastes), linguistique enfin car le vénitien est bien différent de l'italien et donne de savoureuses anecdotes.