Le poème se livre au roulis de l'imaginaire, autour de l'instant précis où la mer naît de la rencontre de l'eau et du sel. Le poète oeuvre en sourcier, trouvant mot dans l'eau et chant d'eau dans la migration du sel vers l'onde.
Que le grain de sel et l'eau défassent la mer ou le silence, là n'est pas mon affaire.
Mais qu'enfin ici se nomme la Frontière, entre désir et dire, je l'inscris en pleine chair.
La mer est plus loin que le sel le sel plus près que la mer