Comment peut-on oser écrire quoi que ce soit de neuf sur l'âme ? Et qui plus est sans aucun jargon, sans citation, sans pathos non plus - qu'il soit religieux ou anti-religieux. C'est pourtant ce pari que relève Phillipe Lazar, dans ce petit essai tout à la fois provocant et limpide. Certes, la définition du mot âme qu'il propose est tout à fait surprenante, mais elle est parfaitement précise et claire. Par ailleurs, elle est universellement acceptable. Enfin, elle a des conséquences extrêmement importantes, tant sur le plan culturel que sur le plan éthique, sur nos conceptions de la mort ou de l'avortement.
L'idée de base de ce bref traité est que l'on peut appeler âme une entité qui a les quatre propriétés suivantes : elle m'accompagne depuis ma conception, elle constitue l'essence de ce qui m'identifie auprès de mes semblables en tant qu'être humain, elle se sépare de mon corps quand la vie le quitte et elle a la capacité de lui survivre. Or, il se trouve, comme le montre fort bien Philippe Lazar, qu'une telle entité existe sous forme matérielle...