Une hypothèse majeure est posée dans ce livre : l'oeuvre de
Camille Claudel s'apparente à un miroir, tel un lieu de
reflets, de conversions, de déplacements.
Evocation d'un drame, une poétique de l'ombre l'inspire.
Elle crée un nouveau pouvoir esthétique, une proximité
charnelle, un espace d'accueil que révèle avec subtilité le
clair-obscur. Il reste à découvrir ses sources fécondes, sa
force exemplaire et son étonnante actualité.
Des fragments de son histoire, de l'enfermement culturel
auquel sa vocation de femme la condamne, Camille Claudel
témoigne. Avec sa chair, chair plaignante, exclusive,
frustrée d'amour désintéressée et trop souffrante.