Si les langues étaient de simples "instruments de communication", on concevrait mal pourquoi dictateurs et pouvoirs autoritaires sont intervenus pour épurer, codifier, censurer les langues en usage, pour y déplacer les valeurs sémantiques, pour spéculer, voire délirer en matière de langue ou de linguistique. Les contributions réunies dans le volume répondent à ces questions à partir de situations concrètes, de l'Albanie d'Enver Hoxha à la Kabylie, de la Biélorussie d'A. Loukachenka à la Moldavie soviétique, de la langue latine sous la république romaine au "politiquement correct" en Amérique du Nord.