Avec la participation de : Carmen María PINILLA (Pontificia Universidad Católica del Perú)./ Eve-Marie FELL (Université de Tours) / Ernesto MÄCHLER-TOBAR (Université de Picardie Jules Verne) / María CABALLERO (Universidad de Sevilla) / Fernando MORENO (Université de Poitiers) / Martín LIENHARD (Université de Zurich) / Julio RODRÍGUEZ-LUIS (Universidad de Wisconsin-Milwaukee) / Mauricio OSTRIA (Universidad de Concepción, Chili).
Une erreur historique (géographique?) a apposé l'étiquette Indiens aux gens qui peuplaient l'Amérique avant l'arrivée de Christophe Colomb et de ses hommes. Une immense variété d'ethnies se trouve ainsi mélangée dans le même creuset, dépourvue de son identité, ses différences et ses particularités. Effective façon de les nier... Au chocmilitaire s¹ajouta le choc de cultures. Et cela jusqu¹à nos jours, où chaque cadre de données statistiques nous offre une version différente de la quantité et du pourcentage d¹Indiens pour les divers pays. L'histoire de l'Indien est celle que l¹homme blanc a voulu établir et écrire, avec la méconnaissance totale d'Autrui que caractérise les vainqueurs. Du "sauvage non-civilisé" au "bon sauvage", en passant par "le bon Indien est l'Indien mort", les réflexions ne se sont jamais arrêtées. L'axe de travail pour comprendre le choc des cultures propose l'étude de deux romans, tous deux à forte évocation poétique: Los ríos profundos, [Les
fleuves profonds] du Péruvien José María Arguedas (1911-1969) et Balún-Canán de la Mexicaine Rosario Castellanos (1925-1974), disparus l'un comme l'autre prématurement de façon tragique.